Bassin zen

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Le zen est une école bouddhiste du Japon. Au sens figuré, zen signifie « serein ». Créer un jardin zen, c'est donc ajouter un lieu de méditation à son jardin.

Au Japon, la création d'un jardin zen est considérée comme un art, au même titre que la calligraphie. Faisons le point ensemble.

Où placer un jardin zen ?

Voici quelques règles pour trouver le bon emplacement d'un jardin zen :

  • Choisir un coin calme du jardin : la relaxation ou la méditation ne font pas bon ménage avec le bruit et l'agitation. Cependant, une implantation trop éloignée de l'habitation imposerait un surcoût important pour les alimentations en eau et électricité.
  • Choisir un endroit mi-ombragé : le lieu choisi doit être suffisamment ensoleillé pour permettre la photosynthèse nécessaire à la croissance des plantes mais bénéficier d'un peu d'ombre pour éviter une trop grande prolifération des végétaux.
  • Éviter d'implanter un bassin près d'un arbre dont les racines peuvent endommager la structure et dont les feuilles peuvent polluer l'eau.

 

Conception de son bassin zen

Le mot d'ordre est le naturel :

  • Un des points primordiaux est de donner l'illusion que l'eau jaillit d'une source naturelle. C'est pourquoi la plupart des bassins semblent être alimentés soit par une cascade, soit par une fontaine en bambou (shishi-odoshi) ou en pierre.
  • La forme du bassin doit être la plus naturelle possible. Cela peut être obtenu en réalisant la structure du bassin avec une membrane EPDM par exemple. Les bassins préformés ne donneront généralement pas cette impression.

La réalisation d'un bassin zen est avant tout une question de réflexion : il est très important de respecter les volumes et proportions de l'ensemble.

Bassin zen : quelle décoration ?

Là encore, il faut respecter l'esprit zen, qui est minimaliste. La conception d'un bassin zen ne consiste pas à placer par-ci par-là des objets vaguement japonisants. Il faut respecter l'état d'esprit :

  • Les galets et rochers : leur présence donne une ambiance minérale.
  • La lanterne japonaise (toro) : en granit ou en pierre de lune, elle se place au bord du bassin. Il en existe différents modèles : rankei (la plus répandue), rokkaku yukimi, kodai toku san ju tou, etc. Chaque type existe en plusieurs tailles. On choisira une lanterne proportionnée à la taille du bassin.
  • Les ponts en bois : le sol antidérapant est souvent fait en bangkiraï.

Faune et flore de son bassin zen

Pour un bassin zen réussi, rien de tel que des poissons d'origine asiatique :

  • Le poisson japonais : le ryukin ou l'oranda sont des grands classiques mais il existe beaucoup d'autres variétés. Leur particularité est la beauté de leurs nageoires.
  • Le shubunkin : il est aussi appelé « carpe koï du pauvre ».
  • La carpe koï : elle nécessite une eau de bonne qualité (filtration impérative) et beaucoup d'espace (environ 5 m3 pour 3 poissons). La plus connue est tachetée de rouge mais d'autres variétés existent : noire, jaune, indigo, grise, orange, etc.

Les plantes sont indispensables dans un bassin zen :

  • Elles permettent de maintenir un équilibre biologique et assurent en partie son oxygénation.
  • Elles apportent des taches de couleur à un environnement très minéral et servent de cachette aux poissons.

La liste qui suit n'est pas exhaustive :

  • L'iris du Japon ou iris frangé : très rustique, il fleurit entre avril et mai. Ses fleurs sont blanches avec des franges bleutées et des taches orangées. Il apporte une verticalité au bassin.
  • Le nymphéa : cet incontournable des bassins japonais fleurit en jaune, rose ou blanc.
  • Les lentilles d'eau et autres plantes flottantes : elles fleurissent souvent de mai à septembre et sont un aliment pour les poissons rouges ou les carpes. De plus, elles participent à l'élimination des nitrites dans l'eau.

Bon à savoir : un bonsaï ou un saule crevette placé à proximité du bassin et adapté à la taille de celui-ci fera paraître l'ensemble plus grand qu'il ne l'est.

Pour approfondir le sujet :

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